Avant-première Monsieur Je-sais-tout

Les réalisateurs François Prévot-Leygonie et Stephan Archinard travaillent ensemble depuis 20 ans. Ils ont tourné Tout Schuss et Amitiés sincères. Pour leur troisième long-métrage, ils ont choisi d’adapter le roman d’Alain Gillot : La surface de réparation. Ce film leur permet d’aborder la question de l’insertion dans la société des personnes atteintes d’autisme Asperger. <<Dans le film, il y a d’un côté Léo, qui est atteint d’autisme Asperger et de l’autre Vincent qui vit également dans sa bulle, sans attaches, avec sa valise toujours ouverte au cas où.>>

Arnaud Ducret est plus connu pour son rôle dans Parents mode d’emploi. Avec Monsieur Je-sais-tout, il offre un autre registre. <<Nous l’avons choisi, car pour nous, c’est le nouveau Lino Ventura. Il incarne la force. Il peut faire peur, et en même temps, dès qu’il sourit, il illumine le monde>>, commente les deux réalisateurs.

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Un film que je ne serais pas allée voir…

…si l’avant-première n’avait pas eu lieu. (J’en profite au passage pour annoncer la résurrection de mon blog en sommeil depuis 2014.)

En règle générale, je ne suis pas une grande fan des films qui traitent de maladie, quelle qu’elle soit. J’invite ceux qui sont également réticents à voir celui-ci. Vous pourrez retrouver mon avis en bas de page ou sur Sens critique en cherchant Vibaudelaire.

Je n’avais pas entendu parler de Monsieur Je-sais-tout quand j’ai découvert qu’une projection était organisée au Cinos, vendredi 20 avril. L’occasion idéale de renouer avec l’actu ciné berckoise, et de rencontrer deux réalisateurs : François Prévot-Leygonie et Stephan Archinard. Ce duo était déjà aux commandes de Tout Schuss et d’Amitiés sincères. Pour Monsieur Je-sais-tout, ces cinéastes ont dirigé Arnaud Ducret, (Parents mode d’emploi). Ensemble, ils ont répondu aux questions du public.

Un showman au Cinos

Avec la multiplication des avant-premières en province, les intervenants arrivent de plus en plus souvent en retard. Afin d’atténuer l’attente des spectateurs, le Cinos a décalé la projection de 15 minutes.

Dès la fin du film, les réactions ont essaimé des quatre coins de la salle. Parmi elles, une question : Pourquoi Arnaud Ducret a-t-il accepté ce rôle, plutôt éloigné de son registre habituel ?

<< Le scénario et un bon partenaire>>, répond-il avant de plaisanter et de poursuivre sur des souvenirs d’enfance. << Je me suis dit avec ce rôle, j’irais chercher mon Cesar l’an prochain. Tout petit, je m’entraînais avec les bombes de laque dorée de ma mère pour faire un discours de remerciement.>>

<<C’est tout le mal que l’on vous souhaite>>, enchaîne un spectateur.

Une interprétation incroyable

Avec Arnaud Ducret, Max Baissette de Malglaive joue l’un des deux personnages principaux. Son jeu est incroyable. Il interprète un autiste Asperger. A aucun moment, il n’apparaît caricatural. Dans la salle, même des personnes qui travaillent avec des personnes atteints de ce handicap ont cru qu’il ne s’agissait pas d’un acteur, mais bel et bien d’une personne atteinte d’autisme Asperger.

Les cinéastes ont expliqué qu’ils ne souhaitaient pas réalisé un documentaire, ce pourquoi ils ont fait appel à un acteur.

Synopsis

Vincent Barteau, 35 ans, entraîneur de football d’1,92 m, voit débouler dans son quotidien de célibataire invétéré, son neveu, Léo, 13 ans, 1,53 m, autiste Asperger et joueur d’échecs émérite. Cette rencontre aussi singulière qu’explosive va bouleverser l’existence de Vincent et offrir à Léonard la chance de sa vie.
Sortie nationale : Mercredi 9 mai

Bande annonce

Mon avis

Un film d’une subtilité magnifique. Ce long-métrage ne tombe jamais dans la caricature. Il est riche en émotions sans aller trop loin.

J’ai beaucoup apprécié le fait de filmer uniquement la tête d’Alice David pour suggérer la rencontre romantique. Il est suffisamment rare et de ce fait important de le souligner de voir seulement la tête d’une actrice utilisée pour des plans de séduction.

L’interprétation de Max Baissette de Malglaive (Mea Culpa, L’Immortel) est à couper le souffle.

Malgré la gravité de la situation, l’humour est omniprésent. Les réalisateurs revendiquent avoir tourné une comédie.

Tout cela est magnifiquement sublimé par la musique de Matthieu Gonet.

Bérangère Collin
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La route, entre liberté et sécurité

Chaque semaine, le cinéma Le Familia propose une soirée débat. Lundi 19 mai, Chantal Perrichon, présidente de l’association La ligue contre la violence routière, a discuté avec le public, après la projection du documentaire Tout est permis de Coline Serreau.

En s’apercevant qu’il ne lui restait plus que quelques points sur son permis de conduire, la cinéaste Coline Serreau a assisté à un stage de récupération des points. Après de nombreux échanges avec Chantal Perrichon, la réalisatrice décide de tourner un documentaire sur le sujet. Coline Serreau a posé ses caméras dans différents centres de stage afin de recueillir les témoignages de ceux qui ne respectent pas le code de la route.

Entre contradictions et rejet de la faute sur l’autre, chacun analyse sa façon de conduire et prend conscience, à l’aide d’images chocs, de l’importance du code de la route. Ces séquences sont ponctuées d’interviews de professionnels : avocats, médecin, mais aussi de messages de personnes accidentées de la route, souvent victimes de l’imprudence d’autres conducteurs.

Réapprendre à conduire

Elisabeth Bataillie, ergothérapeute référente d’évaluation conduite automobile au centre Calvé de la fondation Hopale et Axelle Baillet, ergothérapeute de formation interviennent après les drames. Elles aident leurs patients à réapprendre à conduire. Différents équipements sont adaptés pour répondre à une situation de handicap. Le film montre un exemple où le levier de vitesse est remplacé par un joystick. « Malheureusement, il y a des cas où rien ne peut être mis en place », raconte Elisabeth Bataillie.

« Parfois la personne ne souhaite pas reconduire puis nous recontacte deux ou trois ans plus tard, lorsqu’elle se sent prête », poursuit-elle. « C’est aussi une façon pour certains de surmonter l’accident. »

Bérangère Collin

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Soirée Tout est permis

WP_20140527_002Chantal Perrichon est présidente de l’association La ligue contre la violence routière depuis 2002.

Elisabeth Bataillie est ergothérapeute référente d’évaluation conduite automobile au centre Calvé de la fondation Hopale.

Axelle Baillet (absente sur la photo) est ergothérapeute de formation. Elle a principalement exercé en centre de rééducation et réadaptation fonctionnelle adulte au centre Calvé.

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Les femmes, victimes de guerre

Chaque semaine, le cinéma Le Familia propose une soirée discussion. Lundi 19 mai, Françoise Dufour, présidente de l’association Femme et citoyenne, a échangé avec le public, sur le thème du viol comme arme de guerre, après la projection du film Au pays du sang et du miel d’Angelina Jolie.

Sous le choc, le public reste silencieux. Françoise Dufour prend la parole. « On ne peut pas juger, mais simplement exprimer ce que l’on ressent après la diffusion d’un tel film », commence-t-elle. Les horreurs d’Au pays du sang et du miel ne sont en rien imaginaires, elles ont bien existé 20 ans plus tôt. Et d’autres guerres continuent de faire des ravages. « Chez les femmes, mais aussi chez les enfants », intervient une spectatrice.

Dans le film, les femmes sont victimes, mais aussi parfois complices. « Elles participent également à l’humiliation des femmes de l’autre camp. Les hommes ne sont pas les seuls responsables », ajoute Françoise Dufour, à l’attention des quelques hommes présents dans la salle.

« En temps de guerre, la bestialité prend le dessus », poursuit une spectatrice. Les femmes en sont souvent les premières victimes.

Bérangère Collin

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Geneviève Pernin

Danseuse depuis 1985, Geneviève Pernin est également chorégraphe. Elle intervient dans des écoles et des hôpitaux pour sensibiliser des élèves et des malades à la danse. Geneviève Pernin ne se définit pas comme enseignante, mais elle aime transmettre son expérience d’interprète et le plaisir de danser.

Originaire du Var, elle vit actuellement à Besançon. La chorégraphe a participé à une résidence de sensibilisation de février à mai 2014, dans les hôpitaux et les lycées du Pas-de-Calais, grâce au projet A.R.T.S en Montreuillois (Artistes, Rencontre, Territoire, Scolaire).

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Les rêves dansants de Geneviève Pernin

Chaque semaine, le cinéma Le Familia propose une soirée débat. Lundi 12 mai, Geneviève Pernin, chorégraphe et danseuse, a échangé avec le public après la projection du documentaire Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch d’Anne Linsel et Rainer Hoffmann.

A l’inverse du film, où des lycéens étaient volontaires pour apprendre à danser, Geneviève Pernin a parfois eu du mal à transmettre sa passion avec des élèves du Pas-de-Calais. La chorégraphe est intervenue dans des classes du département, de février à mai.

Certains ont eu du mal à « se lâcher », et à évoluer devant leurs camarades, et d’autres ne voulaient simplement pas danser. « C’est souvent décourageant, mais lorsque l’on aperçoit une lueur dans les yeux de quelques élèves, on se dit que ça vaut le coup », raconte la danseuse.

Dans le film, les élèves reprennent un rôle et leur entraînement dure une année. Geneviève Pernin n’a eu que quatre heures pour chaque groupe. « Je ne leur apprenais pas une danse, je les laissais faire ce qu’ils voulaient. Ce qui ne veut pas dire faire n’importe quoi. » La chorégraphe insiste sur ce point.

La danse, un espace de liberté

« ça ne sert à rien de danser, mais c’est un des rares espaces de liberté », explique Geneviève Pernin. Elle ne choisit pas de thème quand elle transmet aux lycéens son expérience d’interprète et le plaisir de danser. « L’acte de création vient quelquefois d’un cheminement de pensées. »  A chacun d’inventer ses pas.

Bérangère Collin

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Eyad Zahra

Diplômé en 2004 de l’école de cinéma de l’université de Floride, il est producteur, réalisateur et scénariste. Il a fondé sa société de production « Rumani Filmworks » en 2005. Il produit des films et des programmes de télévision. Après un bref passage à Dubaï, il participe à Salaam MTV, la première émission de la chaîne au Moyen-Orient et alimente Showtime Arabia. En 2007, il est l’assistant réalisateur d’Andrew Dominik sur L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford avant de réaliser son premier long métrage The Taqwacores.

Extrait du programme Cinémondes

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The Taqwacores ou comment être punk et musulman

Cette année, le festival Cinémondes de Lille a délocalisé deux projections à Berck-sur-Mer. Vendredi 18 avril, Eyad Zahra a présenté son premier long métrage The Taqwacores. Quand le mouvement punk s’invite dans la mosquée.

« Punk » et « musulman ». En voyant ces deux mots, a priori très éloignés l’un de l’autre sur la quatrième de couverture du livre The Taqwacores de Michael Muhammad Knight, le réalisateur Eyad Zahra a immédiatement eu envie d’adapter l’œuvre.

« Un comédien a eu du mal à accepter, de peur que ses parents ne voient le film et ne comprennent pas », raconte Eyad Zahra, après la projection. Il est vrai que les rites musulmans sont effectués d’une façon peu traditionnelle dans l’appartement de Buffalo, où cohabitent des musulmans. Chaque locataire pratique la religion musulmane selon la vision qu’il a d’elle. Du plus traditionnel qui ne boit pas de thé pour ne pas « s’intoxiquer » à celui qui fait l’apologie de la drogue en la justifiant par le Coran. Le réalisateur montre que la liberté individuelle existe aussi en matière de foi religieuse et qu’elle a aussi ses détracteurs.Taqwacore

Synopsis :

Un jeune étudiant américain d’origine pakistanaise découvre la scène punk rock hardcore musulmane de Buffalo dans son appartement. Ses colocataires, chacun issu d’un courant de pensée différent, à la fois en termes de religion et de mouvement punk, l’interrogent sur sa vision de la religion musulmane. Entre concerts endiablés et lecture du Coran, le film projette une autre lumière sur la jeunesse musulmane américaine.

Bérangère Collin

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John Gabriel Biggs

Né en 1973, fils de diplomate chilien, ayant passé son enfance entre son pays d’origine, l’Allemagne, la Chine et la France, John Gabriel Biggs a commencé sa carrière en tant que directeur de la photographie pour des clips et des courts métrages (dont plusieurs primés à l’étranger). Il se lance dans la réalisation en 1999 en continuant de mettre lui-même ses films en lumière. Il ne manque pas de se distinguer rapidement comme un des réalisateurs de clips les plus productifs de sa génération.

Il signe ainsi plus de 60 clips pour des artistes aussi variés et prestigieux que Nina Simone, DJ Cam & Anggun, Culture Club, Jill Scott (Live), Demon, Raekwon du Wu Tang Clan, Gad Elmaleh, Kool Shen des NTM, Saïan Supa Crew, Diam’s, Ärsenik, Orishas, Indochine, Saez, etc. Depuis 2004, il a réalisé également de nombreuses publicités.

Fin 2005, J.G Biggs écrit, éclaire cadre et réalise son premier long métrage Pleure en silence. Présenté à Lille en 2008, le film a remporté le « Papillon d’argent » (Prix du public).

Extrait du programme Cinémondes

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